mercredi 7 octobre 2009

Jour 2 / Day 2

09:00 - travail de construction...il faut surélever la Cabane pour pouvoir s'y tenir debout, c'est mieux pour chanter! J'ai même trouvé une utilité à l'inutile annuaire téléphonique que je reçois chaque année dans ma boite aux lettre (sur la chaise de droite). // 09:00 - building work. I had to transform the Shelter in order to be able to stand under it, it is better for singing. I even found a way to use the useless telephone book I receive every year in my mailbox (on the right chair).

13:30 - Nico Meyer vient ajouter son violon. Tout le défi est de passer d'un jeu classique à un jeu irlandais puis country... // 13:30 - Nico Meyer comes to record his violin. The challenge is to give an irish and country touch to his usual classical way of playing...

19:00 - Vidéo-conférence parigo-feigéroise avec Nono et Cédrick Fernandez pour commencer à travailler sur le design du CD, de l'affiche et du site internet. Je ne suis sponsorisé ni par Mac ni pour Skype (mais s'ils veulent me donner de l'argent je ne suis pas contre). // 19:00 - Video-meeting between Paris and Feigere with Nono and Cedrick Fernandez to discuss about the design of the CD, the posters and the website. I am not sponsored by Apple or Skype (but if they want to give me money, why not?).

20:30 - 22:00 - Hans vient mettre la touche finale sur "Zambe". // 20:30 - 22:00 - Hans comes and adds the final touch to "Zambe".

Le jour 2 est fini... // Day 2 is over...


mardi 6 octobre 2009

Jour 1 / Day 1

(english version below)

Une première journée qui augure bien pour la suite...Jo Delaere, nouveau membre du groupe, est venu rajouter sa guitare électrique. L'avantage, avec les instruments "branchés", c'est que les musiciens n'ont pas besoin de s'enfermer dans la Cabane pour jouer, et on peut tout enregistrer sans casque. Jo a donc rajouter des mélodies dansantes sur la chanson africaine "Zambe". Je me croyais de retour au Cameroun! :)

En 2006 j'avais été invité pour donner quelques concerts au Cameroun. Ca a été l'occasion de retourner dans ce pays où j'avais passé 4 ans de ma vie, entre 10 et 14 ans. C'était une expérience extraordinaire que de retrouver ces gens, ces sensations, cette ambiance. Comme j'avais fait quelques émissions pour une radio à Yaoundé, j'avais demandé si je pouvais emprunter le studio pour enregistrer les voix d'une chorale locale pour un chant en vue d'un prochain album (qui, à l'époque, était encore hypothétique!) . Hier, après avoir enregistré Jo, j'ai retrouvé ces enregistrements et je les ai superposé à la version studio. Cela évoquait plein de souvenirs que d'entendre à nouveau ces voix sur mon ordinateur! L'Afrique sera toujours une partie de moi...

The first day of recording was good...Jo Delaere, new member of the band, came to play his electric guitar. The advantage of "plugged" instruments is that musicians don't need to go in the Shelter to play, and we don't need headphones to record. Jo added dancing melodies to the african song "Zambe". It made me feel as if I was back in Cameroon!

In 2006, I had been invited for a few concerts in Cameroon. It had been a good opportunity to return in this country, where I spent 4 years when I was 10. It was an extraodinary experience to meet these people again and to be in this atmosphere. Given I did a few broadcasts for a radio in Yaounde, I asked permission to record a local choir for a song of the next album. Yesterday, after recording Jo, I found these recordings and added them to the recent studio version of the song. It brought a lot of memories to hear again these voices on my computer. Africal will always remain a part of myself.

dimanche 4 octobre 2009

Une semaine et des défis / A week with challenges

(English version below)

Je suis dans le train, quelque part entre Périgueux et Bordeaux, de retour d’un week-end de formation. A Bordeaux je prendrai l’avion qui me ramènera en Haute-Savoie. Ce week-end m’a fait du bien. J’étais avec les jeunes d’une petite église, qui se sont courageusement mis à accompagner les cantiques des cultes. J’étais déjà venu il y a 6 mois, ils ont beaucoup progressé depuis. On a passé du temps à travailler la musique, comment accompagner, faire des introductions, des conclusions, etc.

Je me régale à partager ces temps avec les jeunes, à discuter, travailler des choses, écouter, bref, ils sont géniaux. Cet été, à cause des enregistrements de l’album, je n’ai pas fait de colonie de vacance ou de camp, et ça m’a beaucoup manqué. Alors un week-end comme ça était le bienvenu pour compenser un peu ! Et puis ça m’a permis de couper un peu du cycle bus-boulot-bus-enregistrement-dodo de ces derniers temps…

Aujourd’hui la pause se termine, et je repars avec un peu de fatigue dans le corps, mais des batteries pleines dans le cœur. C’est une bonne chose parce qu’une grosse semaine m’attends. J’ai pris congé pour donner le dernier coup de collier et terminer les enregistrements. Si je veux respecter le timing, il faut absolument que je puisse commencer le mixage à partir de la semaine prochaine.

Le défi est de taille. En une semaine, il faut que j’aie réussi à enregistrer au moins 8 instrumentistes qui vont défiler chez moi, clarinette jazz, clarinette orchestre, basson, piano, violon, guitare électrique, ainsi qu’enregistrer toutes les voix finales. Sachant que pour chaque heure d’enregistrement il faut compter au moins le même temps pour faire le montage après, cela ressemble un peu à Mission : Impossible ! Mais ça n’empêche pas d’essayer, héhé… !

Je ne promets pas d’être très régulier, mais j’essaierai de raconter ça un peu au fur et à mesure. A bientôt donc !

OooooooooooooooO

I am in the train, somewhere between Perigueux and Bordeaux, back from a week-end where I was invited to teach about worship. In Bordeaux I will take the plane back to Haute-Savoie. This week-end was good. I was with youth of a small church, who courageously decided to start playing music in worship services, despite the fact that they are beginners. I already came here 6 months ago, and they did good progress since then. We worked on how to play songs, doing intros, help the people sing, etc.

I really enjoy spending time with youth, discussing, working on various stuff, listening to them, they are great. Because of the recordings, this summer I did not do any youth camp and I missed it a lot. So a week-end like that is a great compensation. I allowed me to have a little break in the bus-office-bus-recording-sleep cycle I experienced these last months.

Now the break is over, and I am going back home. I am physically a bit more tired, but my heart batteries are fully charged! It is a good thing because the week ahead will be quite challenging. I took some days off to concentrate on the recordings. If I want to follow my schedule, I have to finish all the recordings to be able to begin mixing next week.

The challenge is big. I have one week to record at least 8 musicians who are going to come in the Shelter, clarinet, bassoon, piano, violin, electric guitar, and I have to record all the final voices. When you know that for one hour of recording you need an additional hour of editing, it seems like I am playing in “Missiong: Impossible”. But I will try anyway, hehe…!

I don’t promise to be very regular, but I will try to tell the stories of this week day by day. See you soon!

lundi 21 septembre 2009

Un p’tit coup d’accordéon / a piece of accordion

(English version below)

Lorsque je vois un accordéon, deux images me viennent.

Le premier, c’est le stand de disques dans le marché aux puces du petit village de mes parents. Les gros haut-parleurs diffusent en boucle les tubes éternels des bals et des fêtes de mariages français. Quand plusieurs stands se font concurrence, ça donne ça: « Etoile des neige, viens boire un p’tit coup à la maison… ».

Ca, c’est le cliché des français : on croit que l’accordéon n’est fait que pour le bal-musette.

Le deuxième, c’est Paris. C’est l’accordéon de « Ratatouille », ou de « Sabrina ». Quelques notes et l’on est un couple d’amoureux sous la tour Eiffel. Que c’est romatique…Sauf que ce Paris n’existe vraiment que dans les films et les guides touristiques (ce qui est très dommage, on est d’accord, j'aime bien ce Paris romantique...).

Ca, c’est le cliché des étrangers. Ils croient que l’on joue de l’accordéon à tous les coins de Paris. Ils n’ont pas vu « Star Academy », les pauvres…

Bref, ma culture musicale est déplorable, et chaque nouvel instrumentiste que je rencontre me montre l’étendue de mon ignorance. J’ai appris que l’accordéon était bien plus vaste que ces clichés. On en joue dans le tango argentin, la pop, le jazz, l’electro…mon accordéoniste du jour jouait dans un groupe de Reggae (si, si).

Il s’appelle Jean-Michel Sonnerat (http://www.myspace.com/sonra1). Très sympathique, d’un enthousiasme communicatif, il s’est assis sous la Cabane pour faire de la pompe (poum pa pa, poum pa pa) et des jolies mélodies (tagadagadagadaaaaa) sur le titre « Les Vieux » et d’autres nouveaux chants. Le résultat est au-delà de mes espérances. Cela change complètement l’ambiance des chants, en y apportant des couleurs festives ou mélancoliques suivant le chant.

En ce moment, j’ai l’impression de commencer à voir le bout. Chaque instrument enregistré donne une idée plus précise du résultat final, c’est enthousiasmant ! C’est tellement de travail que je mourrai peut-être à la fin, mais en attendant je continue !

Diaporama de l'enregistrement ici.

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When I see an accordeon, two pictures come to my mind.

The first is the music stand in the flea market of my parents little village. Big speakers broadcast the eternal hits of French balls and wedding parties. When several stands are competing, it gives something like “Etoile des neiges, viens boire un p’tit coup à la maison” (it’s a mix of two very famous traditional French songs, the first says “Dear snow star, my heart is in love with your beautiful eyes” and the second says “Come and have a drink!”. Mixed together, it results with something like “Dear Snow Star, come and have a drink!”)

Here is the first cliché: French people believe accordion is only good to be played in a ball for old people.

The second picture coming to my mind is Paris. It’s the accordion of “Ratatouille” or “Sabrina”. A few notes and we can see a couple in love with the Eiffel Tower in the background. It’s so romantic…except that this version of Paris only exists in movies and tourist guides (which is a shame, I agree with that! I would love Paris to be this way...).

Here is the second cliché: foreigners believe French people play accordion in every street of Paris. They have not seen the French version of “Star Academy”…

In short, every people I invite to play on the CD make me realize the poverty of my knowledge. So I learned that accordion is played in a vast range of genres, such as argentine tango, pop music, jazz, electro…the musician who came to play on Friday played in a Reggae band (no kidding).

His name is Jean-Michel Sonnerat (http://www.myspace.com/sonra1). He is a very sympathetic guy, full of contagious enthusiasm. He sat in the Shelter to play the “pomp” (waltz rhythm – poum pa pa, poum pa pa) and delicate melodies (tagadagadagadagadaaaaa) on the song “Les vieux” (Old people) and on new songs. The result goes beyond my expectations. It completely changes the atmosphere of these songs, it brings joy or melancholy depending on the song.

I currently have more the impression to start seeing the end of the tunnel. Every instrument recorded gives me a more precise idea of the final result, it is exciting. It’s so much work I may die at the end of it, but until then I continue!

Photos of the recording here.

vendredi 18 septembre 2009

Trop long! / Too long!

(English version below)

« Elles sont longues, tes chansons ! Plus de 5 minutes ! Le standard en radio c’est 3 minutes, non ? ».

C’était la première remarque de Rémi au téléphone alors qu’on préparait la deuxième journée d’enregistrement pour les nouvelles chansons, qui a eu lieu mercredi dernier.

Euh…oui, mais…

Un ami m’avait fait remarquer avec le premier CD que j’étais trop pressé dans mes chansons, je ne les laissais pas assez respirer, pas de temps pour s’y installer, il manquait des temps instrumentaux pour bien se poser dans les chansons. J’avais été d’accord avec sa remarque, alors dans les chansons qui ont suivi j’ai fait attention de donner plus de temps aux chansons, comme des histoires qu’on raconte en retenant des détails pour garder le suspens, ou un chemin que l’on parcourt assez calmement pour observer le paysage.

La remarque de Rémi à l’esprit, nous avons passé la journée à enregistrer. Un vrai bonheur de travailler avec un gars tellement bon qu’il faut retoucher très peu de choses derrière. J’ai même une chanson où j’ai gardé une prise entière, telle quelle.

OoOoO

« Quelle est la longueur moyenne de tes chansons ? » J’ai au téléphone l’un des ingénieurs du son que j’ai contacté pour le mixage. Tout de suite m’est revenu en tête la remarque de Rémi. Euh…ben…L’ingénieur me dit : « Fait gaffe de pas être coincé à la fin parce que tu peux pas tout faire tenir sur le CD !!! ».

Hem, hem. J’avoue que je suis frustré quand j’achète un CD et qu’il dure moins de 45 minutes. Alors j’ai voulu mettre le paquet. Là, c’est peut-être un peu trop, il va falloir que je fasse des coupes… ! Mais pas question d’enlever une chanson ! Certaines vont juste passer chez le coiffeur pour se faire raccourcir un peu. En espérant que ça suffise !

OooooooooooooooooooooooO

“Hey, your songs are pretty long! More than 5 minutes! Isn’t the radio standard 3 minutes?”

It’s the first remark I got from Remi on the phone while we were preparing the second recording day for the drums, last Wednesday.

Huh…yes, but…

A friend of mine told me that in the first CD, I was too much in a hurry with my songs, I did not let them breathe, there was no time to appreciate them, it was lacking some instrumental parts to really enjoy the songs. I agreed with him, so with the following songs I tried to give more time to the songs, like a story you tell while not giving all the details, in order to enhance the suspense; or a path where you walk calmly enough to observe the landscape.

With Remi’s remark in my mind, we spent the day recording. It is a real pleasure to work with such a skilful guy, he’s so good I don’t have to correct a lot of things afterwards. With a song, I even kept one whole take without touching anything.

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“What is the average length of your songs?” I was on the phone with one of the sound engineers I contacted for the mix. Remi’s remark came back straight to my mind. Well, huh...The engineer told me: “Be careful not to be surprised at the end because it does not fit on the CD !!!”

Well, well. I admit I am frustrated when I buy an album and it lasts less than 45 minutes. So I wanted to do more than that. But I realize may have done too much! I’ll have to cut some songs down…! But I don’t want to leave any of these songs out! Some of them will just need a hear-cut to become shorter, that’s all. I hope it will be enough…

dimanche 13 septembre 2009

Une flûte Irlandaise à Lyon / An Irish whistle in Lyon


(English version below)

La Cabane est un studio qui a un avantage particulier : il est mobile. Une fois les panneaux posés sur la voiture, le reste du matériel (ordinateur, carte son, micros) tient dans un sac de voyage. Je peux donc enregistrer virtuellement partout, j’ai juste besoin d’une prise de courant et d’un endroit qui évite les instrumentistes non-invités.

Ce week-end, j’étais à Lyon pour l’anniversaire de ma sœur Joana, j’en ai profité pour l’enregistrer. Membre du groupe pendant les premières années, elle se consacre maintenant au métier le plus difficile du monde : maman. Mes neveux sont les plus beaux petits garçons de la terre (quoi ? je ne suis pas objectif ?) Joana est notre spécialiste es-flûtes. C’est elle qui avait joué la flûte irlandaise sur « Par ta force » et « Terre II » dans le premier album.

J’ai donc installé le matériel dans le bureau, où elle s’est assise entre les panneaux. J’avais besoin qu’elle joue une mélodie de flûte irlandaise sur un morceau instrumental qui sera sur l’album. C’est l’un des morceaux sur lequel l’orchestre a joué, il a un peu une couleur de musique de film. Une fois Joana installée, j’ai lancé la musique pour qu’elle puisse s’entraîner. A peine les premières notes de la flûte avaient-elles sonné que j’ai été submergé par l’émotion, les larmes ont commencé à monter. Un son venu du ciel est soudain entré dans mon casque, a éclaté dans mon cerveau, puis s’est précipité dans mon cœur et mon estomac. En une fraction de seconde j’étais transporté dans une autre dimension. Lorsque ma sœur joue de la flûte, ça me fait toujours cet effet, mais cela faisait longtemps que je ne l’avais pas entendue, et j’avais oublié de me préparer, j’ai été pris par surprise. Ma sœur est la meilleure flûtiste de la terre.

Quoi ? Je ne suis pas objectif ?

Diaporama ici.


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The Shelter is a studio with a special advantage: it is mobile. With the boards on the car, the rest of the stuff can go into a travelling bag (computer, sound card, microphones). Therefore I can record virtually everywhere, provided there is power and no uninvited musicians.

This week-end, I was in Lyon for my sister’s birthday, so I seized the opportunity to record her. Joana was a member of the band in the beginning, and she’s now full-time working in the most difficult position in the world: mum. My nephews are the two most beautiful little boys of the world (what? You think I am I?). Joana is our flutes specialist. She was the one who recorded the Irish whistle on the songs “Par ta Force” and “Terre II” on the first album.

So I started to set the studio up in my brother-in-Law’s office, where my sister sat between the rockwool boards. I needed her to play a melody with the Irish whistle for an instrumental piece. It is one of the pieces we recorded with the strings, it sounds a bit like a movie soundtrack. When Joana was ready, I pressed “start” for her to hear the music and practice. At the first notes she performed I was overwhelmed with emotions, I almost shed tears. A sound from heaven suddenly came into my headphones, exploded in my head and rushed towards my heart and my stomach. In no time I was travelling in another dimension. When my sister plays flute, it always has this effect on me. I had not heard her for a long time, and I had forgotten to prepare myself, I was caught off-guards. My sister is the best flute player in the world.

What? You think I am biased?

Diaporama here.

vendredi 28 août 2009

Une semaine d’enregistrements (3/3) / One week of recording (3/3)

(English version below)

Le lendemain de l’enregistrement des cordes, j’étais dans le train pour Paris, où j’allais enregistrer la contrebasse de Luma Losange. Professeur de musique, Luma est un multi-instrumentiste hors-pair (contrebasse, basse frettless, guitare, piano…) doublé d’un caractère d’une gentillesse et d’une humilité tout aussi hors-pair (il va me tuer s’il lit ça, mais j’assume…). Après une rapide visite à la Maison de l’Espérance avec mon ami Peter, je devais retrouver Luma « dans le métro, où il chantait ». J’étais intrigué…chanter dans le métro ?

Au détour d’un couloir de la ligne 4 du métro, j’ai donc retrouvé Luma accompagné de sa femme et de quatre de ses amis, où ils allaient chanter. Cela fait plusieurs années qu’ils ont créé un groupe de gospel, appelé « le Mur de la Note », pour chanter dans le métro, la rue, les hôpitaux, etc. Sans autre matériel qu’une guitare et de fortes voix, ils n’ont pas d’autre but que d’offrir un peu de joie, de réconfort et de foi aux passants pressés et stressés. Luma m’a invité à me joindre à eux, et donc ma première soirée à Paris a commencé par un concert de gospel improvisé dans le métro, et je me suis régalé ! La vie est pleine de surprises…Cela faisait plaisir de voir les passants, au visage habituellement fermé, s’ouvrir, sourire, parfois même danser…

Puis Luma et sa femme m’ont emmené chez eux, où j’ai bénéficié de leur formidable hospitalité. J’y ai découvert le studio de Luma, une petite pièce construite directement sous le toit, pleine d’instruments et d’appareils qu’il bricole pour le plaisir. J’ai beaucoup aimé ce petit studio, c’est comme un cocon chaud et accueillant, parfait pour y donner naissance à la plus belle musique. Rien à voir avec ces bunkers sous-terrain dans lesquels la lumière du jour ne pénètre jamais…

Nous avons donc travaillé, travaillé, et encore travaillé. J’ai fait souffrir Luma sur sa contrebasse et sa frettless, et lui enchaînait piste après piste avec patience et persévérance. Au lendemain de cette longue journée, je rentre avec de belles lignes de basse dans l’ordinateur, riche d’une nouvelle expérience de musique et d’amitié.

Le train est sur le point d’arriver, il faut que je range l’ordinateur. La semaine d’enregistrements est finie…

Diaporama ici.

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On the day after I recorded the strings, I was in the train for Paris, where I would record the double bass with Luma Losange. A professor of music, Luma is a skilled multi-musician (double bass, fretless bass, guitar, piano…). Moreover, he is just the finest, gentler, humbler guy I know (He will kill me if he reads this, but it’s ok…) After a short visit at the House of Hope with my friend Peter, I was to meet Luma “in the subway, where he would be singing”. I was curious…singing in the subway?

So I went at the “Montparnasse Bienvenüe” station, on the subway line 4, and there I found Luma along with his wife and four of his friends, where they were about to sing. He explained me that a few years ago, he had created this band call “the Wall of Music” to perform Gospel music in the subway, in streets or in hospitals. With only one guitar and their strong voices, they just wanted to bring a bit of joy, comfort and faith to the hurried and stressed people (God knows how much Parisians are!) Luma invited me to sing along with them, so my first evening in Paris began with a Gospel concert in the subway, and I loved it! Life is full of surprises…It was so good to see people open-up, smile, dance…

Then Luma and his wife drove me to their house, where I was cared for like a king. I discovered Luma’s recording studio, a small room directly under the roof, full of instruments and electronics he repairs for the fun of it. I loved this little studio, it was like a warm and welcoming cocoon, perfectly fit to give birth to the finest music. It was nothing like these underground bunkers where daylight never enters.

We worked, worked and worked again for the whole day. I made Luma suffer on his double bass and his fretless, and he recorded song after song with patience and perseverance. On the following day, I am coming back with beautiful tracks of bass on my computer, and I am richer with a new experience of music and friendship.

The train is about to arrive, I have to switch the computer off. This week of recordings is over.

Diaporama here.