vendredi 18 mars 2011

Tournage du clip vidéo / music video shooting session

Photographies: Marie Fresnay
(English version below)

Revenir à l'école pendant les vacances, c'est rigolo, mais seulement quand c'est pour de faux. Mercredi dernier, une vingtaine d'enfants accompagnés de leurs parents se sont retrouvés à l'école Maurice Tièche à Collonges-Sous-Salève pour tourner l'une des scènes du clip vidéo que je suis en train de tourner pour la chanson "Tout cela pour".

Après quelques exercices de grimaces et d'expression d'émotions, les enfants ont enchaîné une bonne vingtaines de scènes de sorties d'école à la suite. Autant au début c'était à celui qui serait le premier, autant à la fin certains oubliaient de se lever! Heureusement, avec un bon goûter à la fin ça passe mieux... :)

Merci à tous ceux qui ont pris de leur temps pour cette scène!



Comming back to school during holidays, it's fun only if it's fake! Last wednesday, 20 kids with their parents came to the Maurice Tièche school in Collonges-sous-Salève to shoot one scene of the music video I'm currently making for the song "Tout cela pour".

After a few exercices of making faces, we did about 20 takes of the kids comming out of school. At the beginning they were racing fo see who'd be first, and at the end some kids even forgot to walk! Fortunately, snacks at the end helped comforting everyone after the hard work.

Thank you to all the people involved in this scene!

lundi 7 mars 2011

Lettre de Charles / Letter from Charles


(English version below)

J’ai reçu récemment une lettre de la prison de Huntsville, au Texas.

Elle venait de Charles Don Flores, condamné à mort en 1999 après avoir été accusé de meurtre. Avec la B.O. nous le soutenons depuis que l’association ACAT nous a demandé de faire un concert pour lui en 2006. Pour l’occasion, j’avais composé une chanson pour lui, Song for Charles. Depuis, nous correspondons régulièrement (il est beaucoup plus fidèle que moi). Voici un extrait de sa dernière lettre :

Ne te laisse jamais décourager par l’idée que ce que nous faisons ne serait pas suffisant. Ca, c’est le Diable qui essaie de te faire douter de toi-même, de notre cause et qui tente ainsi de nous démoraliser. On peut ne pas entendre une voix isolée, mais quand elles sont nombreuses, elles ne peuvent passer inaperçues. Exactement comme ton proverbe français qui parle des petits ruisseaux et des grandes rivières. Nous devons continuer, vivre par la foi, sachant que ce pour quoi nous travaillons s’accomplira. C’est de ça que Jésus parle dans la Bible quand il dit que nous devons prier pour nos besoins, puis continuer à vivre et être reconnaissants comme si nous l’avions déjà reçu. En choisissant intentionnellement d’agir en nous réjouissant pour la réponse, cela fait que beaucoup d’entre nous, l’Univers entier – tout ce qui Est – Dieu entend nos requêtes.

Mais nous devons rester sur nos gardes et faire attention à cette petite voix mauvaise qui veut s’introduire et murmurer en nous. Elle veut nous voler notre foi, notre joie et notre bonheur. Nous savons que nous avons un Seigneur, et que par Sa Force tout finira pour le mieux.

Qui encourage qui ?

OoooooooooooO

I recently received a letter from the prison of Untsville, Texas.

It was from Charles Don Flores, sentenced to death penalty after he was accused of murder. With the Band we support him since the ACAT association asked us to perform a concert for him in 2006. I had written a song for him at that moment (“Song for Charles”). Since then, we regularly exchange letters (besides, he’s much more faithful than me in answering letters!). Here’s an extract of this letter:

Please do not ever get discouraged with the idea that what we do is not enough. That the Devil tryin to make you doubt yourself, our cause and thus crush our spirit. One voice might not be heard but when there are many voices they cannot be ignored! Just like your French about little streams make Great rivers. We have to keep at it living in faith knowing that what we work for shall come to pass. That’s what Jesus was talking about in the Bible when he told us to pray and request for what we need, then live and be thankful for it like we’ve already received it. It’s the intention and the act that we put to it rejoicing that we’ve made it and when we do this many of us the Universe – All that Is – God hears our requests.

We have to keep on guard watching for that evil little voice that wants to get it in and whisper and take away our faith and our joy and happiness knowing we have a Lord and through His Power all shall be well
.”

Who’s encouraging who?

samedi 1 janvier 2011

Le présent / the Present

 (English version below)

J’ai entendu dire l’autre jour qu’il est impossible à un amnésique de faire des projets et de se projeter dans l’avenir. Sans passé, on ne peut pas avoir d’avenir, parce qu’on n’a rien en réserve pour l’imaginer. Dans chaque choix que l’on fait, il y a toutes l’expériences des situations du passé comme autant de repères sur lesquels ont s’appuie.

Le futur est un présent que nous fait le passé.

En ce début de nouvelle année, on peut faire le tri dans la boite à bazar qui s’est accumulée pendant l’année précédente. On peut jeter à la poubelle ce qu’on ne veut plus se trimballer, ranger soigneusement dans une boite à souvenirs tous les bonheurs qu’on a reçu, et esquisser un itinéraire sur une carte qui peut représenter l’année qui vient.

Mais après ça, le seul moment que nous pouvons vivre, c’est le présent. Le passé est déjà parti, et le futur n’existe pas encore. Encore une fois, le seul moment que nous pouvons vivre, c’est le présent.

En tant qu’enfant de pasteur, j’ai l’impression d’avoir toujours un peu vécu au milieu des cartons. On arrivait à un endroit, mais on savait que ça ne serait pas pour très longtemps, donc il y avait toujours dans des coins des cartons qui finissaient par faire partie du décor. Il y a même des cartons qu’on n’a jamais ouverts, et qu’on a trimballés de déménagement en déménagement. Comment s’installer dans une maison quand on sait qu’il faudra peut-être bientôt la quitter ?

Et pourtant, au milieu des cartons de notre inévitable prochain déménagement, ma mère mettait nos rideaux, nos draps, elle plantait des légumes s’il y avait un jardin, bref, tout prenait notre couleur pour que nous puissions vraiment habiter la maison, même si l’on ne savait pas pour combien de temps.

On peut courir le risque de vivre toujours dans une sorte de campement provisoire, toujours la main sur la poignée de la porte, toujours en préparation pour après. Le corps est plus ou moins là, mais l’esprit est en travail ailleurs, comme si la vie était éternellement destinée à commencer demain, après, et autre part. Après quoi, et où ?

Ne reste donc plus qu’à apprendre à habiter le présent, à goûter à toute l’intensité d’ici, à explorer le train du maintenant. C’est étonnant qu’une chose aussi simple prenne aussi longtemps à s’apprendre. Mais c’est peut-être ça, commencer à vivre l’Eternité.

OooooooooooO

I’ve heard the other day that an amnesiac can not have projects and plan things for the future. Without past, one can note have a future, because one has nothing in store to imagine it. In every choice we make lies the whole experience of our past experiences.

Future is a present given by our past.

At the beginning of this new year, one can sort things out in the box of events filled by the previous year. We can throw useless things in the trash bin, we can save good moments in a special box for memories, and then we may open a map and think about the next year’s journey.

But after we’ve done all this, the only moment we can live is the present. Past is gone already, future does not exist yet. Again, the only moment we can live is the present.

As a pastor kid, I feel as if I always lived amongst cardboard boxes. When we moved somewhere, we knew it was not for a very long time, so boxes became part of the decor. I remember there were even boxes we brought along with us from place to place without ever opening them. How do you settle in a house when you know there are good chances you’ll leave it soon?

And yet, in the middle of the boxes of our unavoidable next move, my mother would put our curtains, our sheets, she would plant vegetables if we had a garden. In short, our house would be covered with our colours so that it might become our home, even if we did not know how long this would last.

We are in danger of always living in a sort of temporary camp, with our hand on the door handle, always preparing ourselves for after. Our bodies are more or less there, but our spirit is working elsewhere, as if life was always to begin tomorrow, after, and somewhere else. After what, and where?

So the only thing we have to learn is to inhabit the present, to taste the intensity of here, to explore the train of now. It’s a wonder why such a simple skill takes so long to master. Maybe this is what it means to begin living Eternity.

dimanche 14 novembre 2010

Ikea et l’art de la déambulation / Ikea and the art of strolling

(English version below)

Je reviens tout juste d’un voyage en Australie. J’y allais d’abord pour voyager et revoir des amis, mais j’ai eu l’occasion de fait un concert dans un pub pour une soixantaine d’Australiens fans de français, c’était bien sympathique. J’en reviens le cœur rempli de souvenirs et d’affections. Je suis maintenant de retour avec de nouvelles résolutions. J’avais promis qu’un nouveau blog suivrait celui du making-of de l’album « Nos Liens ». Et j’ai procrastiné. Mais ça commençait à me manquer de dire des bêtises…Alors voici le Retour du Blog.

Je me faisais la réflexion récemment que l’on peut apprendre de tout. D’un voyage à l’autre bout du monde, ou d’un après-midi au Ikéa du coin. Il y a quelques semaines, j’ai pris mon courage à deux mains et j’y suis entré pour la deuxième fois de ma vie. La première fois avait duré exactement 5 minutes et fut un échec total.

Ce jour fatidique, j’avais juste besoin d’un coussin et d’une housse. Comme je passais à côté je me suis dit que je pourrais y faire un saut. Erreur fatale. On ne fait pas « un saut » à Ikéa. Je suis entré, et je me suis retrouvé dans ce qui ressemblait à l’appart de quelqu’un. Celui qui habitait là devait manquer d’intimité ou être très accueillant, il y avait une foule de gens dans sa chambre. J’étais sur le point de m’excuser pour mon intrusion quand j’ai vu les étiquettes accrochées à tous les meubles. Stupeur. Les employés d’Ikéa avait savamment et vicieusement tout dispersé pour qu’acheter même une fourchette devienne un jeu de piste digne du plus acharné des scouts. Les fourbes. Ma première visite a duré 5 minutes chrono. J’ai pris mes jambes à mon cou et je me suis enfui.

Il m’a fallu 5 ans pour surmonter le traumatisme. Une soudaine envie d’inviter du monde à la maison m’a ouvert les yeux sur le campement qui me servait d’appartement. J’ai donc respiré un bon coup, pris mon courage à deux mains, et repris le chemin fatidique. Le petit garçon repartait à l’assaut du monde farouche et dangereux.

Il ne me manquait plus qu’à savoir manier l’arme suprême : l’art de la déambulation. C’est un mot qui sonne très drôle et qui signifie perdre son temps, et le faire exprès. Finalement même Ikéa m’a appris quelque chose. Quand je suis obnubilé par ce que je cherche, j’en deviens aveugle et je passe à côté sans le voir. J’apprends donc à perdre mon temps, à moins essayer de contrôler les choses, à moins m’inquiéter. J’apprends à me promener les yeux ouverts plutôt que de courir les yeux fixés au sol, et c’est ce que j’essaierai de faire dans la suite de ce blog.

Heureux ceux qui déambulent, car ils trouveront Dieu (et accessoirement une fourchette à Ikea).

OoooooooooooooooO

I just arrived from a trip in Australia. I went there first to travel and see friends again, but I had the opportunity to perform a concert in a pub with about sixty enthusiastic Australians who appeared to love speaking French! It was great! I came back with a heart filled with memories and affection. I am now back with new resolutions. I had promised there would be another blog after the making-of the album “Nos Liens”. And I procrastinated. But I missed saying silly things. So tadaaaam! Here is the Return of the Blog.

Recently a thought came to my mind, that we can learn from everything. I could learn from a trip Down Under, and I could learn from an afternoon spent at Ikea in Geneva. Several weeks ago, I went there for the second time of my life. The fist time had lasted not more than 5mn and was a total failure.

On this day, I only needed a pillow and a cover. I was driving near Ikea, so I thought I could as well make a quick run to it. It was a fatal error. One does not make a “quick run to” Ikea. I went in, and found myself in the middle of what seemed someone’s apartment. The person who lived there either lacked intimacy, or loved welcoming people home, because it was packed full with a noisy crowd. I was about to apologise for my intrusion when I saw the labels on all the furniture. I discovered with horror that Ikea’s employees had skilfully and viciously scattered everything so that finding even a fork might become a treasure hunt worthy of the fiercest scout. My first visit lasted exactly 5 minutes. I bravely ran away.

I needed 5 years to overcome the trauma. A sudden desire of inviting people home opened my eyes on the fact I was living in a sort of camp more than in a decent apartment. So I took a big breath, gathered my courage, and walked again towards the fateful store. The little boy was going to brave the wild and wide and dangerous world again.

I needed to master the supreme skill: the art of strolling. This funny word means losing one’s time, and doing it on purpose. I realised Ikea did teach me something. When I am obsessed by what I am looking for, I become blind and I miss it. Now I’m learning how to lose my time, how to have less control over things, how to worry less. I’m learning to walk with open eyes, and this is what I will try to do for this blog.

Blessed are those who stroll, for they will find God – and incidentally a fork in Ikea.

vendredi 2 avril 2010

La fin de l’histoire…et son commencement / The end of the story…and its beginning



(English version below)

Ca y est.

Après plus de trois ans de travail, de luttes, de procrastination, de joies et de larmes, il est arrivé. Alors que j’étais au travail, ma sœur a fait le guet pendant qu’un camion rempli de cartons se perdait dans la campagne savoyarde. Il a fallu le guider au téléphone pour qu’il trouve enfin la maison, et vienne finalement déposer sa précieuse cargaison dans le garage que l’on a emprunté aux propriétaires.

Le soir, je suis passé en coup de vent à la maison avant de me rendre à la dernière répèt avant la tournée. Les cartons étaient là, empilés dans un coin, symboles de la fin d’une histoire et de son véritable commencement. Ma cave est prête, vidée par un allez-retour à la déchetterie la semaine dernière. C’est étonnant comme on fait le ménage pour passer à une nouvelle étape de vie. Il faut de la place pour que ce qui est nouveau puisse venir s’installer en nous. Et c’est très bon.

Je serai en tournée toute la semaine prochaine, donc je ne pourrai commencer à livrer les CD qu’à partir du 12 Avril. Si vous voulez recevoir un message quand le CD sera disponible, inscrivez-vous à la Newsletter sur www.gael-music.com.

Ce blog s’arrête donc ici. Il avait pour vocation de raconter l’histoire des enregistrements de ce nouvel album, et c’est maintenant chose faite. Ca a été une formidable aventure, remplie de suspense, de rebondissements et de liens…merci à tous ceux qui m’ont accompagné en venant m’y encourager, laisser un mot, une idée, et faire de cette aventure une histoire vécue ensemble.

Ce blog ne va pas disparaître, il va rester là comme souvenir de cette histoire. Si vous arrivez ici pour la première fois, vous pouvez revivre l’aventure depuis le début en cliquant ici !

En conclusion…pas de conclusion !

La fin de l’histoire n’est pas la fin de l’Histoire. Alors que je suis dans le train en direction de Roanne, pour aller récupérer le camping-car avec lequel la Bande Originale va partir demain matin, le soleil brille à la fenêtre et semble marquer la fin de cette longue nuit qu’était l’hiver. Les fleurs reviennent, les arbres retrouvent la vie, et nous fêtons cette semaine la résurrection de Celui qui nous a donné l’espoir de la défaite de la Mort. Par sa victoire, il nous dit que notre histoire la plus difficile n’est jamais la fin de l’histoire. Il y a plus à voir que ce que nous voyons, il y a plus à vivre que ce que nous expérimentons, et nos moments difficiles portent toujours en eux des graines de guérison et de résurrection. Ce Lien que Jésus nous offre ne se brisera jamais.

Et donc…ceci est la fin de ce blog, mais un nouveau va naître, il sera annoncé par la newsletter! A très bientôt pour le commencement de la nouvelle aventure!


OooooooooooooooO

There it is.

After three years of work, struggle, procrastination, joy and tears, it is there. While I was at the office, my sister was on the lookout while a truck full of cardboards was losing its way in the Savoie country. She had to guide it with the telephone until it finally found the house, and unloaded its precious load in the garage.

In the night I quickly went home before running to the last rehearsal before the tour. The cardboards are there, piled in a corner, and they symbolize the end of a story and its true beginning. My cellar is ready, I emptied it last week from its useless stuff. It’s funny how we often do cleaning in our rooms before beginning a new step in our lives. We have to give up some things in order to make room for new things that will take room within us. It is very good.

I’ll be in touring next week, so I won’t be able to deliver the CD before April 12th. If you want to receive a message when the album is available, please add your email in the newsletter of www.gael-music.com.

So this blog stops here. Its mission was to tell the story of the recording of the second album, and now it is done. It was a wonderful adventure, full of suspense and unexpected developments, and bonds. Thank you to all of you who walked with me by dropping by and encourage me with a word or an idea, it made out of this a common adventure.

This blog will not disappear, it will stay there to tell the story. If you happen to fall on this page for the first time, you can read the whole adventure from the beginning here.

As a conclusion…there is no conclusion!

The end of the story is not the end of the Story. I’m in writing this message in the train, as I am going to Roanne to get the camping-car with which the B.O. is going to leave tomorrow morning. At the window, the shining sun seems to tell the whole land that the long night of winter is over. Flowers bloom, life is flowing in trees again, and this week we celebrate the resurrection of the one who gave us the hope of Death’s defeat. With this victory, he tells us that our worst story is never the end of the Story. There is more to see than what we see, there is more to live than what we experiment, and tough times always carry within them seeds of healing and resurrection. This bond Jesus gives us will never cease.

So…this is the end of this blog, but a new one will be announced by the newsletter! See you soon for the beginning of a new adventure!

dimanche 28 mars 2010

Ca vient, ça vient...!

Petites nouvelles très rapides...j'ai eu l'usine de pressage au téléphone qui m'a dit que les CD devraient être livrés entre (tadaaaaam!) le 31 Mars et le 2 Avril. Nous partons en tournée le 3 Avril...c'est pas beau ça?!!! :))

Nous sommes toujours dans les préparatifs, avec la B.O. on a encore répété toute la matinée, il y a encore du travail mais ça prend forme!!! Donc c'est maintenant imminent! La tournée s'annonce passionnante!

Si vous désirez savoir où nous allons passez, vous pouvez aller soit sur le site internet, soit sur la toute nouvelle page Facebook. N'hésitez pas à faire de la pub autour de vous!

Pour continuer la mise en bouche, voici une petite vidéo que Fred Leduc a fait lorsqu'on enregistrait les cordes en Août dernier...


Quick news...I had the duplication firm on the phone and they told me the CD would delivered between (tadaaam!) March 31 and April 2. We are leaving for the tour on April 3...Isn't it incredible?

We are still preparing, the B.O. practiced today for the whole morning. There is still work to be done but it's become great!!! So it is now almost there. This tour is going to be good...!

If you want to know where we are going to come, you can go on the website, or on the brand new Facebook page. Feel free to share it as much a you want! Spread the word!

Here's a small video from Fred Leduc about the recording of the strings...Enjoy!

mercredi 24 mars 2010

Song for Charles


Charles Don Flores
(English below)
Le suspense continue, avec les différentes équipes (design, mastering, pressage), on a fait le maximum, tout est envoyé au pressage, on verra si les CD arriveront à temps pour qu’on puisse partir avec en tournée… !

Pendant ce temps, les concerts continuent à s’organiser (voir la liste complète ici). Dimanche j’ai répété avec une partie de l’orchestre qui jouera pour le concert de vernissage qui aura lieu après la tournée (c’est logique), le 24 Avril à Collonges-Sous-Salève. C’est une belle fête qui s’annonce !

Aujourd’hui j’aimerais parler du sujet d’une des chansons du CD. Je l’ai écrite pour un ami assez particulier. Il s’appelle Charles, et il est dans le Couloir de la Mort au Texas. Charles Don Flores, d’origine mexicaine, a été accusé de meurtre en 1999 et condamné à mort à l’issue d’un procès expéditif. Depuis, il a toujours clamé son innocence et il se bat pour la révision de son procès.

En 2006, l’ACAT (Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture et de la peine de mort) nous a demandé de faire un concert de soutien pour lui. Pour l’occasion j’avais composé une chanson, puis j’ai commencé à correspondre avec lui. C’est quelqu’un d’impressionnant, il montre beaucoup de courage et de détermination dans des circonstances où la plupart auraient craqué. On a pu lui faire entendre la chanson en la faisant émettre sur une radio pas loin de la prison.

Quand je suis découragé, quand j’ai l’impression de ne plus avoir la force, ou bien quand je perds le sens de ce que je fais, je me pense à lui, qui continue à se battre et à avancer, et je me relève à mon tour.

Le monde doit savoir ce qui se passe dans le couloir de la mort. Des humains sont légalement assassinés, alors que toutes les études montrent que la peine de mort n’a aucun effet dissuasif, qu’elle ne fait qu’une famille endeuillée de plus, qu’elle ne console pas les familles des victimes et qu’elle perpétue la violence qu’elle voudrait arrêter…

J’espère que la « Song for Charles » participera à faire connaître Charles et son combat. Si vous voulez lui écrire (en anglais), il sera très heureux de vous répondre. Vous pouvez trouver son contact sur le site qui lui est consacré (http://www.charlesdonflores.com).





The suspense is not over. With the different teams (design, mastering, duplication), we did our best, so everything is sent to duplication now, we’ll see if the CD will be delivered on time for us to go touring…!

Meanwhile, we still organise the concerts (see the complete list here). On Sunday I had rehearsal with part of the orchestra who will play a the opening concert on April 24th at Collonges Sous Salève. This will be great!

Today I would like to talk about the subject of one of the songs of the CD. I wrote it for a very special friend. His name is Charles, and he is in the Death Row in Texas. Charles Don Flores is Mexican, he was charged of murder in 1999 and sentenced to death after a hasty trial. Since then, he’s always claimed he was innocent and he’s fighting to get a new trial.

In 2006, the ACAT (Action of Christians against Torture and Death Penalty) asked us if we could make a concert for him. For the occasion I composed a song and I started corresponding with him. He is someone very impressive, he shows a lot courage and persistence within very, very hard circumstances. Most of us would have given up. We managed to make him hear the song by broadcasting it on a radio, not far from his prison.

When I am discouraged, when I feel I don’t have strength anymore, or when I lose the meaning of what I do, I think of him and about how he keeps on fighting and going forward. It helps me stand up and keep on fighting as well.

The world must know what’s going on in the Death Row. These people are legally murdered, while all researches have shown that:
-    death penalty has no dissuasive effect
-    it only produces an additional mourning family
-    it does not heal the pain of the family of the victims
-    it perpetuates the violence it is aimed to stop

I hope the “Song for Charles” will help people to hear about Charles and his fight. If you want to write him, he’ll be happy to answer you. You can find his contact on his website (
http://www.charlesdonflores.com).